Centre de vol à voile de Chartres
"Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse s'élancer vers les champs lumineux et sereins"
Charles Baudelaire
L'art du vol à voile
Le vol à voile
Le vol se décompose selon 4 phases : décollage, vol plané, utilisation des ascendances, et bien sûr atterrissage. Le planeur est aussi utilisé en voltige aérienne où la technique, la maîtrise du pilotage, atteint son sommet.

Faire du vol à voile consiste principalement à passer dans des masses d'air dont les vitesses d'ascension sont plus élevées que la vitesse de chute propre du planeur et gagner ici de l'énergie potentielle. Les masses d'air ascendantes, ou "ascendances", étant généralement très localisées, les pilotes doivent décrire des cercles à l'intérieur pour les exploiter au maximum. Le terme souvent employé est "spiraler". Les pilotes parlent souvent de "faire le plein", l'objectif étant d'atteindre la plus haute altitude possible. L'image illustre aussi le fait que l'énergie potentielle du planeur (son altitude) peut être considérée comme son carburant. Un pilote débutant "fait le plein" tous les 7 à 8 km, si les conditions le permettent. Un pilote confirmé, qui exploite mieux les performances du planeur, peut espacer les reprises d'altitude jusqu'à 25 km. Il se contente, lorsqu'il traverse une ascendance mais estime avoir encore assez d'énergie pour poursuivre sa route, de réduire sa vitesse pour profiter au mieux de l'ascendance, sans pour autant s'arrêter et décrire des cercles sur place


Le planeur est fabriqué avec des matériaux composites. La pratique du planeur s'appelle le vol à voile. L'engin comprend trois parties distinctes.

Les deux ailes, de 13 à 30 mètres d'envergure, constitue ce qu'on appelle la voilure et détermine la portance du planeur, aussi appelée sustentation.

Le fuselage porte la cabine de pilotage, il mesure de 6 à 8 mètres de long. Il contient aussi le train d'atterrissage qui peut être rétractable.

Enfin, l'empennage est à l'arrière de l'avion. Il contrôle la symétrie du vol grâce au gouvernail et sa vitesse.

Un planeur se démonte rapidement et se transporte dans une remorque.

Son fuselage aérodynamique et la taille de ses ailes en font l’engin idéal pour exploiter les phénomènes ascendants de la masse d’air, dans le but de gagner de la hauteur, de prolonger le vol et pour voyager.

Assis dans le cockpit, on dispose de plusieurs commandes qui permettent de diriger le vol, et d’un tableau de bord composé d’instruments de navigation et d’information utiles à la recherche des ascendances.